26/05/2017

Vérité à propos du français

Fvérité.jpg

23:41 Écrit par justitia & veritas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

1 Préjugés à propos du français

 

« Beauté supérieure » ; « Clarté & concision » ; « Génie » ; « Logique » ; « Nombre important de locuteurs » ; « Nuances » ; « Richesse » ; « Souplesse » ; « Supériorité » ; « Tolérance » ; « Unité » & « ‘Notre’ langue »

23:40 Écrit par justitia & veritas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

2 Rectifications

En vérité, il n’en est rien .

 

Toutes les langues sont évidemment belles et ceci n’a rien à voir avec la linguistique.

 

Le français est bien moins clair, truffé d’illogismes et peu nuancé, que toutes les langues voisines. Et il est beaucoup moins riche que les langues germaniques et les autres langues romanes.

Ses règles d’orthographe ont été volontairement discriminatoires.

L’autoritarisme de l’Académie française n’en permet même pas l’unité et le français a été utilisé pour écraser toutes les autres langues là où il a été introduit .

Après des décennies de francisation forcée, le français y reste toujours bien artificiel…

 

On nous a bien trompés et on nous trompe toujours.

23:40 Écrit par justitia & veritas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/08/2011

2.1 La difficulté extrême du français / Jacques Mercier, André Gide

Mercier Jacques, Les maîtres de la langue française, éd. La Renaissance du Livre, 2003

 

(p.153) "Le français, qui nous semble si simple, est une langue très difficile, pleine de menus traquenards. Je connais des étran­gers qui le parlent à merveille, mais qui trébuchent encore devant l'emploi du si avec l'indicatif."

 

André Gide, Ainsi soit-il.

19:41 Écrit par justitia & veritas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Difficulté extrême du français

Gratius Adrien, Niveler l’enseignement ?, Le Vif 18/10/2002

 

« La langue française écrite est inutilement compliquée. »

 

Jacques J.-M., Pensez Europe 93: parlez esperanto, Revue de l’ organ. des études, 10, déc. 1990

 

(p.39) “Ainsi, 12 terminaisons verbales suffisent à exprimer toutes les nuances du présent, du passé et du futur.  Quelle différence avec la langue russe qui en a 157, l’allemand 364, l’anglais 652 et le français qui bat le record avec 2265 (sauf erreur ou omissions).”

 

in: MARTINET, A., Le français sans fard, 1974, p.929 pp.93-94.

 

" Une langue paraîtrait facile ou difficile dans la mesure où sa structure, son lexique, son expression parlée ou écrite rappellent ou non la structure, le lexique et l' expression de la langue ou des langues dont l' étudiant possède une connaissance préalable.”

" Une langue facile en soi sera celle où, à chaque génération, tombera dans l'oubli un lot de procédés et de formes difficiles à retenir et à manier parce que peu fréquents et ne s' intégrant pas dans des complexes analogiques assez puissants . Une langue difficile sera celle d' une communauté traditionaliste et exigeante, où les interventions prolongées des adultes auront empêché, outre l'élimination de distinctions fort utiles, ce qui pourrait bien être une décantation salutaire .

Le français, en tant que langue de culture employée et diffusée par les classes qui sont les dépositaires de cette culture est, dans le sens que nous venons de définir, une langue difficile."

 

 

 

 

 

19:40 Écrit par justitia & veritas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

2.2 Le manque de clarté du français / André Martinet (Sorbonne)

Martinet André, Le français sans fard, PUF, 1969

 

(p.61) (…) on dit du français, depuis plus de deux siècles, qu'il est une langue claire. Du point de vue de la structure même de la langue, la chose n'a aucun sens : dans cette langue du calembour, les sources de confusion foisonnent, et l'on ne saurait dire que le français est clair qu'en décré­tant que ce qui n'est pas clair n'est pas français. Ce qui est vrai, c'est que, pendant longtemps, l'idéal de ceux qui uti­lisaient le français a été moins d'exprimer ce qu'ils ressen­taient que d'en faire part à autrui ; le devoir était moins envers soi-même qu'envers la société. Les pensées de ceux qu'on a appelés, en France, les « Philosophes » ont sans doute été moins profondes que celles des philosophes allemands qui leur ont succédé, mais elles ont atteint un vaste public (…). Ce qui était clair, ce n'était pas la langue dont ces « Philosophes » faisaient usage, mais bien les idées qu'ils développaient et la façon dont ils usaient de la langue à cette fin.

D'une façon un peu parallèle, on a pu être tenté de désigner comme de belles langues celles qui ont servi de moyens d'expression à des écrivains et à des poètes qui visaient à la beauté comme nos « Philosophes » visaient à la clarté. Dans l'un et l'autre cas, on aurait tort d'attribuer à la langue ce qui n'est qu'une réussite personnelle à partir de matériaux qui étaient à la disposition de tous. Aucune beauté n'est conférée une fois pour toutes à une langue du fait des œuvres littéraires qui en ont fait usage. La répétition de ce qui est beau aboutit au cliché. C'est l'œuvre qui est belle en son unicité, ce n'est pas la langue.

 

(p.83) (…) pour tous ceux, et leur nombre croît de jour en jour, qui n'auront jamais à faire de thèmes latins, l'apprentissage de la grammaire n'a de sens que parce que, seule, elle permet de « mettre l'orthographe » : comment accorder les participes si l'on ne sait identifier un objet direct ? Les anglophones savent très bien écrire leur langue sans l'aide de la grammaire, parce que lorsque, dans leur langue, la forme écrite du mot change, ce changement va toujours de pair avec une modification dans la prononcia­tion : lorsque play devient plays ou played, la phonie /plei/ devient /pleiz/ ou /pleid/. Ceci rend inutile l'exercice de la dictée. La forme du radical invariable s'apprend par la lecture et les fautes d' « orthographe d'usage » ne sont pas plus fréquentes, à niveau d'instruction égal, chez les anglo­phones que chez les Français. La graphie anglaise est sans pitié pour les étrangers parce qu'elle ne permet pas de (p.84) retrouver la phonie à partir de la graphie : comment celui qui connaît les équivalences read = /ri:d/, sea = /si:/, meal = /mi:l/ peut-il deviner que meadow est /'medou/ et steak /steik/ ? Mais, sans être idéale pour ceux dont l'anglais est la première langue, son acquisition ne réclame pas, semble-t-il, d'exercices spécifiques répétés quotidiennement : pour qui connaît /'medou/ et /steik/, les contextes permettent normalement de les retrouver sous les formes écrites meadow et steak. L'orthographe française ne facilite pas la tâche des étrangers : tout serait plus simple, pour eux, si on pouvait leur dire que le présent de l'indicatif de chanter ne connaît que les trois formes chante, chantons et chantez. Mais la forme écrite, celle avec laquelle ils prennent, en général, contact tout d'abord, permet le plus souvent d'identifier les phonèmes dont se compose le mot. Pour les Français, les variations qui ne correspondent à aucune différence dans la prononciation réclament ce que nous avons appelé un dres­sage, dressage qui doit absorber près du tiers de l'énergie des instituteurs et de leurs élèves.

L'existence, dans leur langue, d'une orthographe gram­maticale représente, pour tous les francophones, un terrible handicap. Si le temps qu'on consacre, souvent en vain, à son acquisition était mis à profit pour autre chose, le Français ne serait peut-être plus le monsieur qui ignore la géographie et qui est si faible en calcul mental. L'appren­tissage de règles aussi dénuées de fondement rationnel dans la langue contemporaine que celle de l'accord des participes passés après l'auxiliaire avoir contribue à entretenir chez lui un certain « juridisme », un goût pour l'abstraction gratuite qui paraît d'autant plus séduisante que ses fonde­ments dans les faits n'apparaissent pas. Il l'éloigné de l'opération abstractive elle-même, passage du concret à l'abstrait par l'application du principe de pertinence, opé­ration qui fonde la science. Ceci nous vaut des mathémati­ciens et des grammairiens, mais peu de physiciens et de vrais linguistes.

19:38 Écrit par justitia & veritas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le manque de clarté du français (Joseph Hanse)

Joseph Hanse ou le savoir passionné, LB 02/06/1993

 

- Le français est-il une langue si difficile?

- Très!  Plus je vieillis, mieux je me rends compte du point auquel il est nuancé (sic).  On vante à tort sa clarté: il n’ est pas d’autre où l’ on fasse aussi aisément des jeux de mots!”

 

 

Stéphany Pierre, Comment défendre le français des Belges, LB 01/08/1988

 

(Joseph Hanse) “C’est une langue difficile ... Rivarol la proclamait la langue la plus claire du monde; ce n’est pas mon avis; aucune langue ne se prête autant au jeu de mots, à l’amphibologie.  Je crois, contrairement à d’autres que le français est une langue cohérente (sic), mais elle comporte, à côté de la cohérence logique, une cohérence analogique (sic): c’est, dans une certaine mesure, ce qui fait sa richesse et sa beauté, mais cela entraîne des obscurités et des difficultés.” 

 

19:34 Écrit par justitia & veritas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |