24/08/2011

3.2 De gros problèmes en lecture avec le français

FRANCE 3 - 20.50, Des racines et des ailes, VA 07/04/1999

 

Entre 10 et 20 % des Français ... pourtant passés par l’école, sont incapables de lire et comprendre un texte simple.

 

Lamensch Michelle, « Ils lisent comme ils zappent », LS 20/04/2002

 

Joan Marblie (prof. français à Bruxelles – Athénée des Pagodes) : « Des auteurs comme Racine ou Corneille, que j’abordais il y a 20 ans, sans avoir l’impression que c’était infaisable, représentent actuellement, pour mes élèves, un exercice périlleux, terrible ! Ils ne savent pas lire Racine tout seuls. Je dois le lire avec eux, leur expliquer le contexte, etc., tellement le texte leur semble difficile. « Le Rouge et le Noir » ? C’est la première fois que plus de la moitié de ma classe ne l’a même pas lu. Parce qu’ils n’y arrivent pas, c’est trop compliqué…

 

Baus Monique, Le cours de français, facile et dévalorisé, LB 09/06/2007

 

» Les profs de français dénoncent la tombée en désuétude de leur cours. » Les Facultés de Namur viennent de les sonder sur les grands enjeux de leur matière.

Selon eux, le français est devenu, en secondaire, un cours facile et dévalorisé.

Une grande enquête vient de sonder les profes­seurs de français du se­condaire en Commu­nauté française. Intéressant, à l'heure où l'intensification des matières de base figure parmi les priorités de campagne de la plu­part des partis. Avec, en ar­rière-plan, le verdict-couperet de l'enquête Pisa: les performances dans leur propre langue des élè­ves des écoles francophones de Belgique sont déplorables. Ici, on est dans le vécu des enseignants. Des profs qui témoignent de la tombée en désuétude de leur ma­tière.

Les Facultés universitaires de Namur (FUNDP) ont sélectionné une septantaine d'écoles afin de mener leur consultation. Plu­sieurs critères essentiels ont été respectés, dont le juste équilibre entre établissements d'enseigne­ment général, technique, profes­sionnel et à discrimination posi­tive, et une répartition géographi­que des écoles par province. Bref, près de 1100 professeurs ont été consultés. Dont près de 400 ont répondu au questionnaire.

 

Les acquis en lecture et en écriture sont clairement insuffisants. Les enfants a

ter, en prélude, que les profes­seurs sont majoritairement satis­faits de leur profession. Le pre­mier motif qui pourrait les con­duire à changer de métier est, pour les femmes, la lassitude gé­nérale (20 pc) et, pour les hom­mes, l'opposition à la hiérarchie (17pc).

 

Quatre compétences

 

(…) les professeurs du 3e degré sont encore respective­ment 73 pc à juger le niveau d'ac­quisition de l'écriture "peu" ou "non acquis" et 62 pc pour la lec­ture. "Cela montre qu'en six ans d'études, on constate peu d'amélio­rations sensibles."

 

 

 

19:01 Écrit par justitia & veritas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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