24/08/2011

3.3 Le français, une perte de temps importante à l’école et de mauvais résultats

Henry Landroit, L’ orthographe existe.  A qui la faute?, Le ligueur, 22, 1986

 

La règle de l’accord du participe passé est rarement intégrée avant onze-douze ans.

 

 

Gauthy P., Coman fo-t-il écrir?, LB 07/01/1994

 

“On passe un tiers du temps scolaire à leur bourrer le crâne de ce fatras d’ illogismes considéré comme notre patrimoine culturel, au détriment des connaissances utiles!”

“Que l’orthographe de notre langue soit bizarre, personne ne le contestera.”  ‘On rencontre plus souvent des mots dont on ne prononce pas une seule lettre, comme oiseau (wazo) que des mots qui s’ écrivent comme ils se prononcent.”

“C’est la fantaisie qui précède à l’ usage des consonnes redoublées.”

 

Gratus Adrien, L’intelligence d’un pays, en trois chiffres, LB 05/08/2002

 

Dans les écoles francophones, un facteur dont on ne parle jamais, c’est qu’il faut savoir que plus de la moitié du temps passé durant toute la durée des études à étudier le français, est passé à étudier des règles d’orthographe imbéciles et qui ne servent strictement à rien. (...) Mais peu d’intellectuels francophones sont capables d’avoir le recul nécessaire pour faire cette analyse.

 

 

Bouillon Pierre, Pourquoi est-on si nul en français ?, LS 20/04/2002

 

Les députés du parlement de la Communauté française (sic) ont débattu du degré de « maîtrise de la langue française » de nos élèves – on les sait globalement médiocres, (…).

 

 

 

Klein Dorothée, Le français, un pont aux ânes, Le Vif, 29/05/1998, p.36-37

Enquêtes à l’ULG et à l’UCL.

 

(p.36) “De 60 à 70 % des étudiants en 1re candidature, toutes spécialités confondues, ignorent la signification du mot ‘corollaire’, qui apparaît pourtant fréquemment dans les syllabus.  Plus de 80 % d’entre eux sont également incapables de donner un synonyme de ‘stigmatiser’ ou de ‘dichotomie’.  La plupart confondent ‘effraction’ et ‘infraction’ ou ‘induire’ et ‘déduire’ ...”

“... les candidats universitaires ont grosso modo le même degré d’acquisition de leur (sic) langue, quelle que soit l’orientation choisie.  Pour des raisons évidentes, les romanistes réussissent toutefois l’exercice / en analyse logique et en grammaire, en compréhension/ mieux que les autres, avec une mmoyenne de 63 %.”

“...le résultat moyen ne dépassait ... 40 % en vocabulaire!”

“C’est un lieu commun de dire que les étudiants ne connaissent pas leur (sic) langue maternelle, observe Solange Mélon, chercheuse au département de français de l’Insitut supérieur des langues vivantes (ISLV) de l’ULg.”

 

 

 

Mouton Olivier, Que faire pour éviter la catastrophe en sciences?, LB 08/04/1998

 

“Les petits francophones n’ont vu, à ce moment /en deuxième secondaire/, que 39 pc des matières sur lesquelles ont interroge contre 74 pc ailleurs”, vu l’analyse internationale des programmes officiels pour les matières scientifiques.

 

 

 

Caron Cédric, Les étudiants de 1re candi n’ont pas le niveau requis, VA 14/12/2006

Une recherche menée aux facultés de Namur montre un déficit de connaissances par rapport aux attentes des profs

 

 « On constate que les étudiants dé­gagent bien l'idée principale d'un texte. Mais c'est moins bon en ce qui concerne la rigueur. On attend d'eux qu'ils soient précis : qu'ils utilisent les mots scientifiques à bon escient et qu'ils les orthographient correcte­ment», explique Michèle Monballin, collaboratrice du projet.

« Ils manquent parfois d'un savoir- ' faire de base, comme résoudre une équation du second degré. Des concepts comme "rural" ou "foncier", indispensables en histoire, ne sont pas connus», poursuit-elle.

(…)

Une autre collaboratrice reprend: «Les professeurs pensent partir de zéro, mais en fait leur enseignement se base sur un savoir. Et les étu­diants ne le possèdent pas toujours. Pour suivre un cours de biologie, il faut connaître le sens de mots comme "tissu" ou "organisme". Un niveau de langage soutenu comme "il n'est pas de mise" n'est pas tou­jours saisi. »                                  

Ayant pris connaissance du pro­blème, les professeurs ont adhéré à la démarche : « Ils ne sont pas retirés dans leur tour d'ivoire. Ils prennent du temps pour expliquer ce qu'ils sa­vent inconnu, maintenant qu'ils connaissent la situation. Certains ont d'ailleurs ajouté un glossaire à la fin de leur syllabus, se réjouit Marc Romainville, directeur du projet. « Ce qui est inquiétant, c'est le hia­tus qu'il y a entre les connaissances que l'on attend des étudiants et leurs connaissances réelles », explique-t-il. Et de préconiser qu'« il faudrait plus de dialogue entre le supérieur et le se­condaire.

Une cause d'échec à l'université est que tous les nouveaux étudiante n'y sont pas égaux. Le diplôme de secondaires n'a pas la même valeur d'une école à l'autre. Nous n'avons pas de bac, comme en France, qui per­met de s'assurer que tout le monde (sic) a bien acquis le même niveau. Nous maintenons d'ailleurs les passeports. Ceux-ci font office de choc pour les étudiants. Ils se rendent comptent de la situation. »

 

 

 

18:58 Écrit par justitia & veritas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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